Author: tdomf_d7bde
• Lundi, décembre 08th, 2014

C’est Marguerite Pozzoli, directrice de la bibliothèque iatlienne d’Actes Sud et traductrice, qui m’a envoyé ce livre avec la chaude recommandation de le faire connaître.Grand poète et romancier, Valerio Magrelli enseigne la littérature française à l’Université de Cassino. il a traduit Mallarmé. il a traduit Mallarmé, Valéry, Verlaine, Beaumarchais, Barthes et Koltès entre autres.
Dans cet ouvrage, Valerio Magrelli aborde sa relation avec son père, Giacinto, mort à 83 ans.De manière terriblement vivante, l’auteur nous restitue ce Giacinto au caractère parfois insupportable, émaillant son récit d’anecdotes qui évoquent par moments les films burlesques américains. Un père qui cachait aussi des trésors de délicatesse, passionné d’architecture, qui a donné à son fils le goût des églises baroques et qui l’a incité à toujours aller voir ce qu’il y a derrière une porte fermée.
Mais le portrait du père est inséparable du désir de connaissance de soi du fils, ‘comme si la maladie de l’infirme pouvait constituer la guérison de l’infirmier’. Tissé de citations et d’autocitations, jouant sur des métaphores, des contrepoints, des jeux de mots et de sonorités, le livre nous ouvre une multitude de perspectives, chaque chapitre se présentant comme une poupée gigogne renvoyant à une autre oeuvre, un autre chapitre, en un infini et troublant jeu de miroirs.

Cet article a été déposé par Marie-Ange Hoffmann.

You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Responses are currently closed, but you can trackback from your own site.
Password: