Archive for the Category ◊ nous avons lu ◊

Author: tdomf_d7bde
• Jeudi, février 05th, 2015

La bibliothèque de la Dante possède plusieurs ouvrages de cet auteur, que j ’ai découvert en lisant en italien Bar Sport, recueil de petites chroniques hilarantes décrivant les habitués d’un Bar genre Café du Commerce. Idéal pour commencer à lire en italien.

Sur le conseil d’Anna, j’ai lu ensuite Pantera, son œuvre la plus récente, un court roman dont le narrateur est un jeune adolescent qui travaille dans une salle de billard et qui tombe follement amoureux de la jeune femme mystérieuse qui vient affronter les champions très macho du club. Petit livre très joliment illustré, qui comporte une deuxième histoire courte tout aussi intéressante, très bien écrit, émouvant.

Ces deux livres en Italien sont à la Bibliothèque de la Dante et sont assez faciles à lire.

Vous trouverez aussi à la bibliothèque le roman Margherita Dolcevita, écrit en 2008, en version française (traduction de Marguerite Pozzoli). Margherita, jeune ado à l’esprit critique ravageur, vit avec sa famille un peu déjantée dans une banlieue « ni ville, ni campagne ». Elle rêve, écrit des poèmes, se balade dans un terrain vague où rôde le fantôme d’une Fille de Poussière … jusqu’à ce qu’une famille bizarre fasse construire une espèce de cube à côté de chez elle et que toute sa famille soit littéralement phagocytée par ces nouveaux arrivants. L’humour qui prédomine dans la première partie du roman va bientôt tourner au vinaigre, au fur et à mesure que Margherita mène son enquête aidée de son petit frère surdoué et de son grand père un tantinet paranoïaque, et la fin est carrément digne d’un film fantastique. Mélange des genres décoiffant, beaucoup d’originalité dans le langage (bravo à la traductrice), style très intéressant, un bon roman pour aborder l’œuvre de cet écrivain.

Cet article a été déposé par Françoise Pasco.

Author: tdomf_d7bde
• Dimanche, janvier 18th, 2015

Trois histoires de juges :
Il giudice Surra, de Camilleri : le juge Surra descend de Turin pour reconstruire sur de nouvelles bases conformes à la nouvelle république italienne le tribunal de Montelusa, en Sicile, jusque là tenu par un juge « filoborbonico ». La tâche paraît insurmontable, mais le juge grâce à son intégrité, sa naïveté et aussi son intelligence, ne s’en sort pas si mal ! Nouvelle facile à lire, même les dialogues savoureux en dialecte sicilien !

La bambina, de Lucarelli : un polar noir au rythme enlevé dont l’héroïne est une toute jeune femme juge, en butte à une bande de tueurs dans une sombre histoire où sont impliqués des policiers corrompus. Également facile à lire.

Il triplo sogno del procuratore, de De Cataldo : la plus complexe des trois histoires, où un juge à pour idée fixe de confondre un élu corrompu qu’il connaît depuis l’enfance. La construction, mêlant rêve, rêve dans le rêve et réalité est un peu difficile à suivre (pour moi qui ne lis pas couramment l’italien) et la langue un peu moins aisée que dans les deux premières nouvelles.

Quatrième de couverture : « Camilleri, Lucarelli e De Cataldo indagano una figura umane al crocevia tra bene e male. Una storia d’Italia in tre tempi, tre racconti esemplari sul difficile mestiere di decidere secondo giustizia. »

Cet article a été déposé par Françoise Pasco.

Author: tdomf_d7bde
• Lundi, décembre 08th, 2014

C’est Marguerite Pozzoli, directrice de la bibliothèque iatlienne d’Actes Sud et traductrice, qui m’a envoyé ce livre avec la chaude recommandation de le faire connaître.Grand poète et romancier, Valerio Magrelli enseigne la littérature française à l’Université de Cassino. il a traduit Mallarmé. il a traduit Mallarmé, Valéry, Verlaine, Beaumarchais, Barthes et Koltès entre autres.
Dans cet ouvrage, Valerio Magrelli aborde sa relation avec son père, Giacinto, mort à 83 ans.De manière terriblement vivante, l’auteur nous restitue ce Giacinto au caractère parfois insupportable, émaillant son récit d’anecdotes qui évoquent par moments les films burlesques américains. Un père qui cachait aussi des trésors de délicatesse, passionné d’architecture, qui a donné à son fils le goût des églises baroques et qui l’a incité à toujours aller voir ce qu’il y a derrière une porte fermée.
Mais le portrait du père est inséparable du désir de connaissance de soi du fils, ‘comme si la maladie de l’infirme pouvait constituer la guérison de l’infirmier’. Tissé de citations et d’autocitations, jouant sur des métaphores, des contrepoints, des jeux de mots et de sonorités, le livre nous ouvre une multitude de perspectives, chaque chapitre se présentant comme une poupée gigogne renvoyant à une autre oeuvre, un autre chapitre, en un infini et troublant jeu de miroirs.

Cet article a été déposé par Marie-Ange Hoffmann.